Báb – Mihdí – Qá’im
Dans ce document, je vais essayer de montrer pourquoi
les baha'is considèrent Siyyid 'Alí Muhammad Shírází,
dit le Báb (la "porte" en arabe), comme le Qá'im (le résurrecteur)
bien guidé (Al Mihdí) attendu par les musulmans à la fin de temps :
1 ) il était descendant du Prophète
Muhammad par sa fille Fátimih.
2 ) il portait le nom du Prophète dans
son nom (‘Alí-Muhammad).
3 ) il fut transformé en une nuit,
en recevant la révélation à la suite d'un rêve.
4 ) il déclara publiquement être le
Mihdí mille ans après la disparition du 12° Imam (en 1260 apH).
5 ) il fit le pélerinage à la Mecque
pour annoncer sa mission et y essuya un échec amer, bien qu'il reçut
un serment d'allégeance près de la pierre noire de la Ka’bih.
6 ) il fit lever les étendards noirs
du
Khurásán, dans une lutte pour la Foi.
7 ) il annonça la venue de "Celui que
Dieu manifestera" ( "le retour" de Jésus) et comment "Jésus revenu pria
derrière le Mihdí", car Bahá'u'lláh fut un disciple du Báb avant de
recevoir sa révélation.
8 ) il restaura par sa parole la justice
dans l'islam et révéla le Bayán qui est une explication du Qur’án,
comme il est écrit dans les versets coraniques 75/16-19, et révéla un
corpus de plus de 500000 versets.
9 ) il mourut dans la septième année
de sa mission (23 mai 1844 - 9 juillet 1850)
Descendant du Prophète Muhammad
Ethymologiquement le Mihdí signifie "celui qui est bien guidé". Le mot dérivé d'un verbe trilitère : "Hada" qui signifie guider. Le prophète Muhammad s'est servi de ce mot dans son sens littéral quand il dit "je vous recommande ma tradition et la tradition de mes khalifes orthodoxes et bien guidés après moi."
En pratique, dans le vocabulaire religieux (ISTILAHAN) le Mihdí désigne "un homme de la famille du Prophète qui viendra à la fin des temps, remplira la terre de justice et d’équité après qu’elle eût été remplie d’injustice et d’ iniquité."
La détermination du mot Mihdí par l’article défini (la ALIF et le LAM ) montre clairement qu’il s’agit d’une personne déterminé et non d’un signe ou d’une réforme. Elle montre également que le Mihdí symbolise le bien comme Dajjál symbolise le mal.
"Alláh fera ressortir de la cachette Al Mihdí de ma famille et juste avant le Jour du Jugement ; même si un jour restait dans la durée du monde et il répandra sur terre justice et égalité, et éradiquera la tyrannie et l’oppression." (Musnad Ahmad ibn Hanbal, Vol 1. p 99)
Oum Salama affirme avoir entendu le Messager d'Allah dire : "Le Mihdí est issu de ma descendance par la voie de Fátimih" (Voir Sunan d'Abou Davoud 11/373 et Sunan d'Ibn Madja 2/1368 Al-Albani dit dans As-Sahih al-Djami : authentique, 6734).
D'après 'Alì (P.A.a) a dit le Messager d'Alláh (bénédiction et salut soient sur lui ) a dit : "Le Máhdí est issu de nous : gens de la Maison [du Prophète]. Alláh arrangera ses affaires au cours d'une nuit." ( Le Mousnad d'Ahmad 2/85, hadith n° 645 vérification par Ahmad Shakir qui dit : " chaîne authentique " et les Sunan d'Ibn Madja 2/1367. Le hadith a été vérifié également par al-Albani dans Sahih al-Djami as-Saghir n° 6235.)
Pour ce qui est de la généalogie du Báb, à qui personne en son temps ne contesta le titre de Seyyed et qui sur les portraits portait le turban noir, signe de sa généalogie comme on peut encore le voir de nos jour en Iran, on peut trouver un arbre généalogique tiré de la "Chronique de Nabíl"
voici en résumé...
Le Báb est le fils de Fátimih Bagum et de Mírzá Muhammad Ridá
Fátimih Bagum < Mírzá Muhammad Husayn < Mírzá 'Ábid (descendant de l'imâm Husayn et résidant à Shíráz)
Mírzá Muhammad Ridà < Mírzá Abu'l-Fath < Mírzá Ibráhím < Mírzá Nasru'lláh (descendant de l'imám Husayn, négociant natif de Shíráz)
"Le monde n'arrivera pas à la fin sans qu'un homme de ma famille, dont le nom sera le mien, règne sur les arabes" (Tirmidhi, Sahih, Vol 9 p 74 ; Sunan Abu Dawud 11/370, Sahih, Vol5 p 207 aussi rapporté par Ali b. Abi Talib, Abu Sa'id, Umm Salma, Abu Hurayra).
Un autre hadith ajoute que le nom de son père sera le même que celui du père de Muhammad, mais ce hadith unique est fortement contesté. ( http://www.al-islam.org/encyclopedia/ Special specifications of Imam al-Mahdi )
"The overwhelming majority of prophetic traditions about Imam al-Mahdi (some of which I mentioned in the previous part) state that the name of Imam al-Mahdi is the same as the name of the Prophet (i.e., Muhammad). However there exists a single Sunni report that has an additional phrase concerning that "his father's name is also similar to that of the Prophet's father (i.e., Abdullah)." This extra phrase does NOT exist in all other reports transmitted by the Shia and the Sunni traditionists who narrated the Hadith. (...) The single report which has the additional phrase (that his father's name is the same as that of the Prophet's father) has been probably fabricated by Abdullah Ibn al-Hasan (Muthanna -- the second) Ibn (Imam) al-Hasan (AS). Abdullah (d. 145/762) had a son named Muhammad who called him "Nafs al-Zakiyyah" and the Mahdi. (See Ibn Taqtuqa, al-Fikr fi al-Adab al- Sultaniyyah, pp 165-166). Abdullah used all his power and wealth to support the revolt of his son. Abdullah concealed his son several times during the Umayad period when there was still no danger for him. When he was asked why he did this, he said: "What an idea, their time has not come yet." (Murooj al-Dhahab, by al-Mas'udi, v6, pp 107-108 ). In the first letter that Muhammad wrote to the Abbasid Caliph, al-Mansoor, he wrote: "From Muhammad Ibn Abdillah, the Mahdi, ..." (Tabari, v3, p29, Ibn Kathir V10, p85, Ibn Khaldoon, v4, p4).
Le véritable nom du Báb était 'Alí Muhammad, et dans ce nom, on retrouve bien le nom du Prophète.
On peut lire dans divers ahadìth que le Mihdí sera "transformé" en une nuit par la "grâce".
Ibn Kathir dit : "Alláh acceptera son repentir, l'assistera et le guidera par inspiration après une vie pendant laquelle il n'aurait pas joui de cette assistance." (voir an-Nihaya, Al-fitan wal Malahim 1/29. Vérification par Taha Zayni)
IBN MAJJAH rapporte ce hadith qu’il tient de ALIOU ABI TALIB "le Mihdí est de ma famille , Dieu répandra ses grâces sur lui en une nuit (ou acceptera son repentir en une nuit)".
D'après Ali (P.A.a) a dit le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) a dit : "Le Mihdí est issu de nous : gens de la Maison [du Prophète]. Alláh arrangera ses affaires au cours d'une nuit." ( Le Mousnad d'Ahmad 2/85, hadith n° 645 vérification par Ahmad Shakir qui dit : " chaîne authentique " et les Sunan d'Ibn Madja 2/1367. Le hadith a été vérifié également par al-Albani dans Sahih al-Djami as-Saghir n° 6235.)
Voici ce que rapporte le Báb lui-même :
"Dans l'un de ses écrits, révélé en l'an 60 après l'hégire, le Báb déclare ce qui suit : "L'esprit de prière qui anime mon âme est la conséquence directe d'un rêve que j'ai fait durant l'année précédant la déclaration de ma mission. Dans ma vision, je vis la tête de l'Imám Husayn, [le Seigneur des Martyrs], pendue à un arbre. Des gouttes de sang perlaient à profusion de sa gorge lacérée. Rempli de sentiments d'une joie inégalable, je m'approchais de cet arbre et, tendant mes bras, je recueillis quelques gouttes de ce sang sacré et les bus avec ferveur. Lorsque je sortis de mon rêve, je sentis que l'Esprit de Dieu avait pénétré en moi et pris possession de mon âme. Mon cœur débordait du bonheur de sa divine Présence et dans toute leur gloire les mystères de sa révélation se trouvaient résolus devant mes yeux." (Chronique de Nabíl, page 235)
Déclara publiquement être le Mihdí
L'Heure du Jugement est inéluctable, déjà fixée et proche (Q:10/47-48 ) (Q:11/102-107) (Q:17/49-52) (Q:34/28-30 ) (Q:43/61).
Elle était déjà annoncée par Dieu à Moïse et les signes avant-coureurs en sont déjà venus (Q:20/11-15) (Q:47/18 ).
Mais la plupart des hommes n'en ont pas conscience et les autres ne peuvent en connaître le moment avec certitude (Q:12/107) (Q:16/20-21) (Q:30/55-56) (Q:34/28-30) (Q:42/17-18 ), car ce savoir n'appartient qu'à Dieu seul (Q:7/187) (Q:43/61).
(Hadíth conventionnel rapporté par Soheïb Ibn Saad) Le messager d'Alláh, sur lui la grâce d'Alláh, nous renseigne sur l'approche de cette Heure fatidique. Il dit : "Je suis envoyé avec mon message, à une époque aussi proche de la fin des temps que le sont ces deux doigts ( l'index et le majeur) l'un de l'autre".
Certaines traditions et interprétations d’écoles chiites basées sur la valeur numérique de certains mots calculées avec l'alphabet Abjad, indiquent que la date pourrait en être l'année 1260 après l'Hégire, soit l'année 1844 du calendrier grégorien :
1) par exemple, les traditions faisant allusion à l'an 60 :
"Ainsi, dans la Tradition de Mufaddal, ce dernier demande à Sádiq : "O mon Seigneur, quand viendra la Manifestation ? -- En l'an 60, Sa cause apparaîtra et Sa révélation sera répandue." ( cité page 121 du Kitáb-i-Íqán = Livre de la Certitude de Bahá’u’lláh)
"Étant donné qu'à ce moment précis du récit, qui vit naître la révélation promise, l'an soixante venait de commencer, il me semble opportun de nous écarter quelque peu de notre thème et de mentionner certaines traditions de Muhammad et des imams de la foi qui, spécifiquement, font référence à cette année. Imám Ja'far, fils de Muhammad, au moment où on l'interrogea au sujet de l'année au cours de laquelle le Qá'im devait être manifesté, répondit ce qui suit : "En vérité, en l'an soixante sa cause sera révélée et son nom sera répandu au loin". Dans les ouvrages du savant et célèbre Muhyi-Dín-i-'Arabí, l'on trouve plusieurs références à l'année de l'avènement ainsi qu'au nom de la Manifestation promise. Parmi celles-ci, on peut lire : "Les ministres et les partisans de sa foi seront des Persans". "Dans son nom le nom du Gardien ('Alí) précède celui du Prophète (Muhammad)". "L'année de sa révélation est égale à la moitié du nombre qui est divisible par neuf (2520)." Mírzá Muhammad-i-Akhbárí, dans ses poèmes se rapportant à l'année de la Manifestation, fait la prédiction suivante : "En l'an Ghars (dont la valeur numérique des lettres est 1260), la terre s'illuminera de sa lumière et, en Gharasih (1265), le monde se remplira de sa gloire. Si tu vis jusqu'à l'an Gharasí (1270), tu verras comment les nations, les dirigeants, les peuples et la foi de Dieu auront été renouvelés. Dans une tradition attribuée à l'imam 'Alí, le Commandeur des fidèles, il est dit aussi : "En Ghars, l'Arbre de la Direction divine sera planté." (Chronique de Nabíl, page 46-47)
2 ) L'interprétation du verset 5 de la 32ème sourate du Qur’án est basée sur le fait que le mot arabe Al Amr (cause, affaire, décret) équivaut à 272 selon l'alphabet Abjad (A=1 L=30 A=1 M=40 R=200), et qu'il s'est écoulé 272 ans entre la révélation faite au Prophète Muhammad (12 avant l’Hégire) et la disparition (Ghaybat) du 12ème Imám (en 260 après l’Hégire). Le Jour du Jugement est donc fixé à 260 + 1000 (soit l'année 1260 après l’Hégire), car Dieu établit la Religion en 272 ans, puis la fait revenir 1000 ans après.
Q:32/5 : Il agence du ciel vers la terre le décret (Al Amr), qui remonte à Lui : tout cela en un jour, valant mille ans de votre compte.
3 ) L'interprétation du verset 78 de la 17ème sourate du Qur’án est qu'il faut accomplir la prière rituelle musulmane depuis le déclin du soleil (qui symbolise la mort du Prophète) jusqu'à « l'obscurcissement de la nuit » ( en arabe Ghasaqul-Layl, dont la valeur peut être calculée à 1260 : Gh=1000 S=90 Q=100 L=30 Y=10 L=30). Après cette période le soleil (qui symbolise le prophète) réapparaîtra donc en 1260-1261 Ap.H
Q:17/78 : Accomplis la prière entre le déclin du soleil et l'obscurcissement de la nuit (Ghasaqul-layl); la psalmodie du Coran à l'aube : le Coran de l'aube a des témoins
Il est à noter que, d'après certaines traditions, cette époque coïncidera avec le retour des juifs en Palestine, qui y seront rassemblés avant de disparaître. Or le juifs commencèrent à revenir en masse en Palestine à partir de la première vague d’immigration (aliya) de 1881-1903.
Et c'est en l'an 1260 après l'Hégire que le Báb annonce officiellement qu'il est le Mihdí attendu par les musulmans
"Et, depuis l'instant où apparut l'Arbre du Bayán jusqu'à ce qu'Il disparaisse, c'est la résurrection de l'Apôtre de Dieu, ainsi qu'il a été divinement prédit dans le Qur'án ; elle débuta lorsque deux heures et onze minutes se furent écoulées, la veille du 5° jour de Jamádíyu'l-Avval, 1260 Ap.H., qui est l'année 1270 de la déclaration de la mission de Muhammad. Ce fut le début du jour de la résurrection du Qur'án." (Extrait du Bayán persan, Vàhid II, Chapitre 7)
Ainsi l’annonce le Báb quand il se présente plus tard devant l’assemblée de Mollahs chargés de le juger :
"A son arrivée, le Báb vit que tous les sièges étaient occupés dans la salle, sauf celui qui était destiné au Valí-'ahd [le Prince Héritier]. Il salua l'assemblée et, sans la moindre hésitation, alla occuper cette place vacante. La majesté de son allure, l'expression de confiance qui se lisait sur son front et, surtout, l'esprit de puissance que rayonnait tout son être semblèrent avoir, pendant un moment, étouffé l'âme de ceux qu'il avait salués. Un silence profond et mystérieux les envahit soudain. Pas une seule âme, parmi cette éminente assemblée n'osa souffler mot. Finalement, le silence qui les avait saisis fut rompu par le Nizámu'l-'ulamá'. "Pour qui vous prenez-vous ?", demanda-t-il au Báb, "et quel est le message que vous avez apporté ?" "Je suis", s'exclama trois fois le Báb, "je suis le Promis ! Je suis celui dont vous avez invoqué le nom pendant un millier d'années, celui à la mention de qui vous vous êtes levés, celui dont vous avez désiré l'avènement et celui, enfin, dont vous avez demandé à Dieu de hâter l'heure de la révélation. En vérité je le dis, il incombe aux peuples de l'Orient comme à ceux de l'Occident d'obéir à ma parole et de prêter serment d'allégeance à ma personne !" (Chronique de Nabíl, page 299-300)
Pélerinage et serment d'allégeance à la Mecque
Dans l’ouvrage "les signes de la fin des temps dans la tradition islamique" Alif Éditions, isbn 2.908087.05.07, on peut trouver les ahadíth suivants :
D'après Ahmad ibn Hanbal : Umm Salama rapporte ces propos du Prophète-sur lui la grâce et la paix- : "Un différent éclatera à la mort d'un calife, et un homme s'enfuira alors de Médine pour rejoindre la Mecque. Des gens viendront le trouver, et l'entraîneront contre son gre [à la Ka'ba] pour y passer avec lui un pacte entre l'angle [de la pierre noire] et la station [d'Abraham]. Une troupe sera alors envoyée contre lui de Syrie, mais le désert l'engloutira entre Médine et la Mecque. Quand les gens verront cela, les Abdâl (note du traducteur : catégorie d'être spirituels dont la présence assure la pérennité du monde) de Syrie viendront se rallier à lui, ainsi que des bandes venues d'Irak, et ils passeront un pacte avec lui. Puis apparaîtra un Qurayshite dont les oncles maternels seront apparentés à la tribu de Kalb, et qui enverra contre cet homme une troupe qui sera mise en défaite par ses partisans ; voilà ce qui adviendra de la troupe Kalb. Les gens pratiqueront [à nouveau] la sunna de leur Prophète. De ses chameaux, l'homme répandra l'islam sur terre ; il demeura sept année parmi les musulmans, puis il mourra et les musulmans feront sur lui la prière mortuaire. "
Et aussi d'après al-Qurtubî : Suivant Abú Húrayra et umm Salama, le Mihdì recevra à la Mecque un pacte d'allégeance entre l'angle de la pierre noire et la station d'Abraham-sur lui la grâce et la paix-.
En ce qui concerne le voyage que fit le Báb en 1844 à la Mecque et à Médine pour y annoncer sa mission aux autorité locales, on pourras lire un rapport assez détaillé au chapitre VII de la "Chronique de Nabíl " : Il n'y rencontra pratiquement aucun écho et cet épisode lui laissa une grande amertume... Mais il y reçu cependant le serment d’allégeance de musulmans à l’endroit indiqué comme il est rapporté dans la "Chronique de Nabil" (pages 129-131). N’est-il pas annoncé dans ce hadith que les musulmans ne reconnaîtront pas leur Seigneur lors de sa première venue ? ( Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 267 )
"Vêtu comme à l'accoutumée, avec la plus grande dignité, un calme parfait, une simplicité et une révérence extrêmes, il fit le tour de la Ka'bih et accomplit tous les rites d'adoration prescrits.
Le dernier jour de son pèlerinage à La Mecque, le Báb rencontra Mírzá Muhít-i-Kirmání. Celui-ci se tenait debout en face de la Pierre Noire lorsque le Báb s'approcha de lui et, lui prenant la main, s'adressa à lui en ces termes: "O Muhít ! Vous vous considérez comme l'une des figures les plus marquantes de la communauté shaykhíe et comme un éminent interprète de ses enseignements. Dans votre coeur, vous prétendez même être l'un des successeurs directs et l'un des héritiers légitimes de ces deux grandes Lumières, ces Etoiles qui ont annoncé l'aube de la direction divine. Regardez, nous sommes tous deux à présent debout à l'intérieur de ce mausolée très sacré. A l'intérieur de son enceinte sanctifiée, celui dont l'esprit demeure en ce lieu peut immédiatement faire connaître la Vérité, la distinguer de l'erreur, et séparer la droiture de l'égarement. En vérité, je le déclare, personne à part moi en ce jour, ni à l'Est ni à l'Ouest, ne peut prétendre être la Porte qui mène les hommes à la connaissance de Dieu. Ma preuve n'est autre que celle par laquelle la vérité du Prophète a été établie. Demandez-moi tout ce qu'il vous plaît; maintenant, à cet instant même, je m'engage à révéler des versets tels qu'ils pourront démontrer la vérité de ma mission. Vous devez choisir entre la soumission sans réserve à ma cause et le rejet total de celle-ci. Vous n'avez pas d'autre alternative. Si vous décidez de répudier mon message, je n'abandonnerai pas votre main avant que vous ayez donné votre parole de déclarer publiquement votre reniement de la vérité que j'ai proclamée. Ainsi, celui qui dit la vérité sera-t-il connu, et celui qui proclame l'erreur sera-t-il condamné à la misère et à la honte éternelles. Alors la voie de la vérité sera révélée et manifestée à tous les hommes".
Ce défi péremptoire, lancé de manière si inattendue par le Báb à Mírzí Muhít-i-Kirmání, inquiéta profondément celui-ci. Il était écrasé par sa netteté, sa majesté et sa force irrésistibles. En présence de ce jeune homme, lui, malgré son âge, son autorité et son savoir, se sentait comme un faible oiseau, prisonnier des griffes d'un aigle puissant. Confus et envahi par la peur, il répondit: "Mon seigneur, mon maître!
Depuis le jour où mes yeux vous ont contemplé à Karbilá, il me semble que j'ai enfin trouvé et reconnu celui qui avait été l'objet de ma recherche. Je renonce à quiconque a omis de vous reconnaître et méprise celui dans le coeur duquel réside encore le moindre doute quant à votre pureté et à votre sainteté. Je vous prie de ne pas considérer ma faiblesse et vous supplie de me guider dans la perplexité où je rue trouve. Plût à Dieu que je puisse, en ce lieu même, dans l'enceinte de ce tombeau sacré, jurer ma loyauté envers vous et me lever pour faire triompher votre cause. Si je devais ne pas être sincère dans ma déclaration, si je devais, dans mon coeur, désavouer ce que ma bouche proclame, je me sentirais complètement indigne de la grâce du Prophète de Dieu et considérerais mon acte comme un geste manifeste de déloyauté envers 'Alí, son successeur élu."
Le Báb, qui écoutait attentivement ses paroles et qui était bien conscient de sa faiblesse et de la pauvreté de son âme, répondit: "En vérité je le dis, la Vérité est désormais connue et distinguée de l'erreur. Ô tombeau du Prophète de Dieu, et toi, ô Quddús, qui avez cru en moi! Je vous prends tous deux, en cette heure, pour mes témoins. Vous avez vu et entendu ce qui vient de se passer entre moi et lui. Je fais appel à vous deux pour en témoigner, et Dieu en vérité, est, au-delà et au-dessus de vous, mon témoin sûr et ultime. Il est celui qui voit tout, qui sait tout, le Très-Sage. Ô Muhít ! Exposez tout ce qui trouble votre esprit et, avec l'aide de Dieu, je délierai ma langue et entreprendrai de résoudre vos problèmes afin que vous puissiez témoigner de l'excellence de mon verbe et réaliser que nul, à part moi, n'est capable de manifester ma sagesse.
Mírzá Muhít répondit à l'invitation du Báb et lui soumit ses questions. Invoquant la nécessité de son départ immédiat pour Médine, il exprima le souhait de recevoir, avant son départ de cette ville, le texte de la réponse promise. "J'accéderai à votre demande, lui assura le Báb. Sur le chemin de Médine, je révélerai, avec l'aide de Dieu, ma réponse à vos questions. Si je ne vous rencontre pas dans cette ville, ma réponse vous parviendra certainement dès votre arrivée à Karbilá. Je m'attends à ce que vous fassiez ce que vous dicteront la justice et l'équité. Si vous agissez bien, cela tournera à votre avantage et si vous agissez mal, ce sera contre vous-même que vous le ferez. Dieu est, en vérité, indépendant de toutes ses créatures."
Mírzá Muhít, avant de partir, exprima de nouveau sa ferme résolution de tenir sa promesse solennelle. "Je ne partirai jamais de Médine, quoi qu'il m'advienne, assura-t-il au Báb, avant d'avoir accompli le pacte que j'ai conclu avec vous."
Plusieurs traditions rapportent que le Mihdí sera aidé dans sa lutte par des combattants brandissant des "étendards noirs" (comme l'était celui du Prophète Muhammad)
as-suyûti, dans al jâmi'us-saghîr rapporte un hadîth authentique à partir du prophète (saw) qui dit: "si vous voyez les drapeaux noirs du côté de khurâssân, allez-y : car le vicaire d'allah (le califat) al mahdi s'y trouve " (As-Suyûti : al Jâmi' op.cit Tome :1 p:I00)
La "Chronique de Nabíl" cite les "étendards noirs" qui aidèrent le Báb :
1 ) à propos de la conférence de Badasht visant à libérer le Báb emprisonné dans la forteresse de Chihríq. (page 275)
2 ) à propos du soulèvement des babis au Mázindarán et la bataille de Shaykh Tabarsí (p 308 et 330)
"Mullá Husayn était encore à Mashhad lorsqu'un messager arriva, lui apportant le turban du Báb et lui apprenant qu'un nouveau nom, celui de Siyyid 'Alí, lui avait été conféré par son maître. "Pare-toi la tête, disait le message, de mon turban vert, emblème de ma lignée et, avec l'étendard noir déployé devant toi, hâte-toi d'aller vers le Jazíriy-i-khasdrá pour prêter main-forte à mon Quddús bien-aime." Dès que le message lui parvint, il se leva pour réaliser les voeux de son maître. Il quitta Mashhad et se rendit à un lieu situé à une distance d'un farsang de la ville; il hissa l'étendard noir, se mit le turban du Báb sur la tête, rassembla ses compagnons, monta à cheval et donna le signal du départ vers Jazíriy-i-Khadrà."
"Tous ceux qui avaient été le voir furent priés, en termes pressants, de s'enrôler sous l'étendard noir hissé par Mullá Husayn. C'est de ce même étendard que Muhammad, le prophète de Dieu, a parlé en ces termes: "Si vos yeux contemplent les étendards noirs arrivant du Khurásán, hâtez-vous d'aller vers eux, même si vous deviez pour cela ramper sur la neige, car ils proclament l'avènement du Mihdí promis, le vicaire de Dieu." Cet étendard fut déployé par ordre du Báb, au nom de Quddús, et par les mains de Mullá Husayn. Il fut porté haut dans le ciel sur tout le chemin allant de la ville de Mashhad jusqu'au tombeau de Shaykh Tabarsí. Durant onze mois à compter du début du mois de sha`bán de l'an 1264 après l'hégire, jusqu'à la fin de jamádíyu'th-thání de l'an 1265, cet emblème terrestre d'une souveraineté surnaturelle flotta continuellement au-dessus de ce petit et vaillant groupe, invitant la multitude qui le regardait à renoncer au monde et à embrasser la cause de Dieu."
(on retrouve encore mention de "l'étendard noir" page 376-377 de la Chronique de Nabíl)
On peut lire dans le Hadith 133 de Ahmad al Tirmidi : "Abu Hurayra rapporte ces propos du Prophet : Des étendards noirs partirons du Kourassan, et nul ne poura les arrêter jusqu'à ce qu'ils soient plantés à Ilya ( ville Palestinienne)."
Je fais un rapprochement entre le mot Ilya et le prophète Ilyas (Eliyahou = Elie) qui ramena les enfants d'israël à YHWH en vainquant les prêtres de Baal sur le Mont Carmel (1° Rois 18/17-40), la montagne d'Elie dans laquelle se trouvent les cavernes d'Elie (la basse au pied du mont et la haute au sommet dans le Monastère des Carmes)
Les juifs et les musulmans considèrent Elie sous deux aspects : d'une part comme un prophète qui lutta pour détourner son peuple du dieu Baal (Q:6/85, 37/123-132 et les 2 Livres de Rois), et d'autre part, à cause de son ascension miraculeuse (Vie des Prophètes d'Al-Kisá'i, 2° Rois 2/8-14), comme un personnage mythique et légendaire servant d'intermédiaire entre le ciel et la terre, et venant visiter les hommes en secret pour les secourir et les éduquer.
Le Qur'án raconte la rencontre de Moïse avec un jeune homme inconnu, qui commet des actes apparem ment injustes et insensés avant d'en expliquer à Moïse révolté la profonde sagesse (Q:18/65-82). Bien que le nom de ce jeune homme ne soit pas cité, la littérature musulmane ultérieure lui donna celui de El-Khader (le "Vert" ou "l'Immortel") et l'associa au Prophète Elie. La tradition rabbinique rapporte une histoire très semblable dans la rencontre d'Elie avec Rabbi Yehoshua ben Levi.
Or au cours de son exil involontaire à la demande des autorités perses, Bahá'u'll’ah parti du Khurásán (province du Nord-Est de l'Iran) et traversa tout le Moyen-Orient à travers l'Iran, l'Iraq, la Turquie, l'Egypte pour finalement arriver en Palestine, à Saint-Jean-d'Acre, près du Mont Carmel, la montagne du Prophète Elie (Ilyas), où il planta sa tente en 1891 et révéla la Tablette du Carmel. Le Mont Carmel est actuellement le lieu ou reposent les restes saints du Bab et où se trouve le centre Mondial Baha'i.
Etonnant, non ? Pour les détails, voir mon étude sur le Mont Carmel.
Annonce la venue d'un autre Messager
Le Báb annonça la venue très prochaine d'un autre envoyé divin - "Celui que Dieu Manifestera" - et il donna des indications codées pour en désigner l'époque : on sera en sa présence dans la 9éme année de la mission du Báb (donc en 1269 Ap.H. ou 1852-1853), et les lois du Báb seront valides durant 19 ans (soit jusqu'en 1863).
"Lorsque l'Étoile du Matin de Bahá' brillera, resplendissante, au-dessus de l'horizon d'éternité, il vous incombe de vous présenter devant Son trône. Prenez garde, de peur d'être assis en Sa présence ou de poser des questions sans Sa permission. Craignez Dieu, ô assemblée des miroirs." (Sélection des écrits du Báb, page 151)
"Et sache qu'en vérité, Il ressemble au soleil. Il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais qu'un seul soleil, même s'il continuait à se lever jusqu'à la fin qui n'a pas de fin et, même s'il continuait à se coucher indéfiniment, il n'y a jamais eu, il n'y aura jamais qu'un seul soleil. C'est cette Volonté première qui apparaît resplendissante en chaque prophète et parle dans chaque Livre révélé. Elle ne connaît pas de commencement, puisque le premier en tire sa qualité de premier, pas plus qu'elle ne connaît de fin, car le dernier lui doit sa qualité de dernier. A l'époque de la première manifestation, la Volonté première apparut en Adam ; au jour de Noé, elle fut en Noé ; au jour d'Abraham, en Celui-ci ; et de même au jour de Moïse ; au jour de Jésus; au jour de Muhammad, l'Apôtre de Dieu ; au jour du "Point du Bayán" ; au jour de "Celui que Dieu rendra manifeste"; et au jour de Celui qui apparaîtra après "Celui que Dieu rendra manifeste". D'où le sens caché des paroles proférées par l'Apôtre de Dieu : "Je suis tous les prophètes", puisque ce qui resplendit en chacun d'eux a été et demeurera à jamais le seul et même soleil." (Extrait du Dalál'il-i-Sab'ih, Sélection des écrits du Báb, page 115)
"Dans l'année neuf", a-t-Il [ le Báb ] écrit de manière explicite, faisant allusion à la date de l'avènement de la Révélation promise, "vous atteindrez au bien suprême". "Dans l'année neuf, vous arriverez à la présence de Dieu." Et plus loin : "Après Hín (68 > H=8 Î=10 N=50 selon l'alphabet ABJAD), une Cause vous sera révélée que vous serez amenés à connaître." Il a déclaré plus particulièrement : "Ce n'est qu'après l'expiration de neuf années après la naissance de cette Cause que les réalités des choses créées seront rendues manifestes. Tout ce que tu as vu jusqu'ici n'est que la phase qui commence avec le germe humide et continue jusqu'à ce que Nous l'ayons revêtu de chair. Sois patient jusqu'à ce que tu contemples une nouvelle création. Dis : Que Dieu, le Créateur parfait par excellence, en soit béni." "Attends", déclare-t-il à 'Azím, "jusqu'à l'expiration de neuf années après la Révélation du Bayán. Puis proclame : Pour cela, béni soit Dieu, le Créateur parfait entre tous." Faisant allusion, dans un passage remarquable à l'an dix-neuf, Il a donné cet avertissement : "Soyez vigilants depuis la naissance de la Révélation jusqu'au nombre de Váhid (19 > V=6 Â=1 H=8 I=0 D=4) et au commencement de l'année quatre-vingts (1280 après l'Hégire)." "S'Il devait apparaître en cet instant même", a-t-Il affirmé dans son ardeur à assurer que l'imminence de la Révélation promise ne devait pas écarter les hommes du Promis, "je serais le premier à l'adorer et à me prosterner devant Lui." (Dieu passe près de nous, page 40-41)
Mírzá Husayn 'Alí Núrí naquit à Téhéran, capitale de la Perse, le 12 novembre 1817 (2 Muharram 1233 Ap.H.). Il était le fils d'un ministre du Sháh. C'est en lisant les écrits du Báb, alors qu'il était encore musulman chiite qu'il reconnut le Báb comme le Mihdí et devint un des personnages importants de la communauté babie.
C'est lors de la réunion connue sous le nom de conférence de Badasht (organisée dans ce hameau en 1848 pour faire libérer le Báb alors emprisonné et rompre radicalement le lien du babisme avec l'islam) qu'il prit son surnom de Bahá'u'lláh (la splendeur, la gloire, la lumière de Dieu), surnom qui fut bien ensuite confirmé par le Báb.
Le Báb ne fit jamais directement allusion à la personne de Bahá'u'll’ah dans ces écrits, mais parlait de "Celui que Dieu manifestera" et qui devait venir après lui. Ce n'est pas lui que le Báb nomma officiellement à la tête de la communauté babie, mais son demi-frère Mírzá Yahyá. D'ailleurs si ces "indications" avaient été claires, il n'y aurait pas eu de contestation au sein de la communauté babie où plusieurs personnes déclarèrent ensuite être cet "Elu".
Le Báb fut martyrisé en 1850 et ce n'est qu'en 1852 que Bahá'u'lláh reçut la révélation de sa mission à Téhéran, mission qu'il ne révéla à son entourage qu'en 1863 à Bagdad et au monde en 1867 à Andrinople.
Ainsi Bahá'u'lláh, fut successivement musulman, puis bábí (Jésus "pria" derrière le Mihdí) avant de déclarer être "Celui que Dieu manifestera" annoncé par le Báb, le "retour de Jésus" attendu pas les musulmans et les chrétiens (voir son Lawh-i-Aqdas, le Plus Sainte Tablette surnommée l'Epître aux chrétiens)
Al-Harith Ibn Abû Oussama rapporte dans son Mussnad ce Hadith de Jaber : Le messager d'Allah a dit : "Lorsque Jésus fils de Marie sera de retour, leur prince Al-Mahdi l'invitera à diriger la prière, il répondra : non, les uns sont princes des autres, c'est là une bénédiction d'Allah accordée à cette nation".(Hadith rapporté aussi par Mouslim, mais sans citer le Mahdi)
Abû Hourayra, qu'Allah l'agrée, rapporte du messager d'Allah, que la prière et le salut soient sur lui, ce Hadith :"Par celui qui détient mon âme, bientôt le fils de Marie sera de retour, il sera un arbitre juste, il détruira la croix, tuera le porc ; il mettra fin à la guerre, l'argent sera tellement abondant que l'on ne trouvera personne pour l'accepter et la simple prosternation vaudra les biens de ce bas monde et ses jouissances."
Il est rapporté dans le Hadith suivant : "Notre Mahdi aura un large front et un nez pointu. Il emplira la terre de justice comme elle est emplie d’injustice et de tyrannie. Il gouvernera pendant 7 ans." (Abu Dawud, Sahih, Vol 2 p.208 ; Fusul al –mahimma ,p.275)
On peut lire dans le Qur'án LXXV 16-19 :
Ne remue pas ta langue pour hâter
sa récitation :
Son rassemblement (dans ton coeur
et sa fixation dans ta mémoire) Nous incombent, ainsi que la façon de
le réciter (qur'an-ahu).
Quand donc Nous le récitons, suis
sa récitation.
A Nous, ensuite incombera son explication.
(bayan-ahu)
Ici, on voit l'annonce qu'après la révélation du Qur'án par Muhammad, Dieu enverra l'explication claire et sans erreur (ta'wil) du Qur'án dans la révélation suivante : le Bayán révélé par la Báb. La plus grande partie des écrits du Báb (al Mihdí) sont une explication du Qur'án et des dogmes musulmans en prélude à l'arrivée prochaine de "Celui que Dieu Manifestera" (Mírzá Husayn 'Alí Núrí = Bahá'u'lláh 12/11/1817 - 29/05/1892 = le retour de Jésus fils de Marie)
"Dans le 'Aválim [recueil persan de traditions ], livre respecté entre tous, il est écrit : "Des Bani-Háshim (les descendants de Muhammad) naîtra un enfant, qui révélera un nouveau Livre et une nouvelle Loi, et ses plus grands ennemis seront les prêtres." Ailleurs, on trouve ces paroles de Sádiq, fils de Muhammad, l'un des imams :"En vérité, un enfant des Bani-Háshim apparaîtra et ordonnera au peuple de lui prêter serment de fidélité. Il est le possesseur du nouveau Livre qui le fera suivre par les peuples, et formelle est sa révélation pour les Arabes. Si vous entendez parler de lui, courez vite à sa rencontre."… Dans l'Arbá'in, il est écrit : "Il naîtra des Bani-Háshim un enfant qui appellera les hommes aux nouveaux commandements. Nul ne lui répondra. Ses ennemis sont les prêtres qui refuseront de lui obéir, disant : C'est contraire à ce que nous tenons des imams de la religion..., etc." (Kitáb-i-Íqán = Livre de la Certitude de Bahá’u'lláh, pages 115-116)
Le Báb écrivit une grande quantité d’ouvrages dont les principaux sont sités dans l’appendice de la "Chronique de Nabíl", et le Báb déclare lui-même dans un passage du Bayán persan que ses écrits ne comprennet pas moins de 500.000 versets !
01. Le Bayán persan
02. Le Bayán arabe
03. Le Qayyúmu’l-Asmá’
04. Le Sahífatu’l-Haramayn
05. Le Dalá’il-i-Sab’ih
06. Commentaire sur la súrih de Kawthar
07. Commentaire sur la súrih de Va’l-‘Asr
08. Le Kitáb-i-Asmá’
09. Sahífiy-i-Makhdhúmíyyih
10. Sahífiy-i-Ja’faríyyih
11. Zíyárat-i-Sháh-‘Abdu’l-‘Azím
12. Kit’ab-i-Panj-Sha’n
13. Sahífiy-i-Radavíyyih
14. Risáliy-i-‘Adlíyyih
15. Risáliy-i-Fiqhíyyih
16. Risáliy-i-Dhahabíyyih
17. Kitábu’r-Rúh
18. Súriy-i-Tawhíd
19. Lawh-i-Hurúfát
20. Tafsír-i-Nubuvvat-i-Khássih
21. Risáliy-i-Furú’-i-‘Adlíyyih
22. Khasá’il-i-Sab’ih
23. Epîtres à Muhammad Sháh et Hájí
Mírzá Áqásí
Les écrits du Báb mettent totalement à nu l'ignorance, la rapacité et la duplicité du clergé shi'ite persan au milieu du 19° siècle. Plus personne ne peut invoquer d'avoir été égaré par ses chefs (Q:7/38) (Q:33/66-69) (Q:40/47-50) car chacun est exposé directement à la révélation divine. La parole révélée par le Báb (en grande partie un "ta'wil" du Qur'án) rend chacun à même de juger de ses actes en toute connaissance de cause. Dans ce sens, on peut dire qu’il remplit la terre de justice comme elle était remplie d’injustice et de tyrannie.
"Notre Mihdì aura un large front et un nez pointu. Il emplira la terre de justice comme elle est emplie d’injustice et de tyrannie. Il gouvernera pendant 7 ans." (Abu Dawud, Sahih, Vol 2 p.208 ; Fusul al –mahimma ,p.275)
Et dans l’ouvrage "les signes de la fin des temps dans la tradition islamique" Alif Éditions, isbn 2.908087.05.07., on peut trouver le hadíth suivant d'après Ahmad ibn Hanbal : Umm Salama rapporte ces propos du Prophète-sur lui la grâce et la paix- : "Un différent éclatera à la mort d'un calife, et un homme s'enfuira alors de Médine pour rejoindre la Mecque. Des gens viendront le trouver, et l'entraîneront contre son gre [à la Ka'ba] pour y passer avec lui un pacte entre l'angle [de la pierre noire] et la station [d'Abraham]. Une troupe sera alors envoyée contre lui de Syrie, mais le désert l'engloutira entre Médine et la Mecque. Quand les gens verront cela, les Abdâl (note du traducteur : catégorie d'être spirituels dont la présence assure la pérennité du monde) de Syrie viendront se rallier à lui, ainsi que des bandes venues d'Irak, et ils passeront un pacte avec lui. Puis apparaîtra un Qurayshite dont les oncles maternels seront apparentés à la tribu de Kalb, et qui enverra contre cet homme une troupe qui sera mise en défaite par ses partisans ; voilà ce qui adviendra de la troupe Kalb. Les gens pratiqueront [à nouveau] la sunna de leur Prophète. De ses chameaux, l'homme répandra l'islam sur terre ; il demeura sept année parmi les musulmans, puis il mourra et les musulmans feront sur lui la prière mortuaire. "
Siyyid ‘Alí-Muhammad naquit à Chiraz le 20 octobre 1819 = 1 Muharram 1235 Ap.H.
Il révéla sa mission à Chiraz le 23 mai 1844 = la veille du 5° jour de Jamádíyu'l-Avval, 1260 Ap.H.
Et fut martyrisé à Tabriz le 9 juillet 1850 = 28 Sha'bán 1266 Ap.H.
Il mourut donc dans la septième année de sa mission…
Voici comment Sir Justin Shiel, Ministre et Envoyé Extraordinaire de la reine Victoria à Téhéran, rapporta l'événement à Lord Palmerston, Secrétaire d'Etat britannique aux Affaires Etrangères, dans une lettre écrite le 22 juillet 1850 et dont le document original peut être trouvé dans les archives du Foreign Office au "Public Records Office" de Londres sous la référence F.O. 60/152/88 : "… The founder of the sect has been executed at Tabreez. He was killed by a volley of musketry, and his death was on the point of giving his religion a lustre which would have largely increased his proselytes. When the smoke and dust cleared away after the volley, Báb was not to be seen, and the populace proclaimed that he had ascended to the skies. The balls had broken the ropes by which he was bound, but he was dragged [not literally, of course] from the recess where after some search he was discovered and shot. His death, according to the belief of his disciples, will make no difference as Báb must always exist."
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