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REFERENCE  116


(Ecrits du bab p.11 : Extraits d’une épître adressée à Muhammad-Sháh)

Par ma vie ! Si ce n’était l’obligation de reconnaître la cause de celui qui est le Témoignage de Dieu..., Je ne t’aurais pas annoncé ceci... Dieu a daigné mettre dans ma main droite toutes les clefs du Paradis et dans ma main gauche toutes celles de l’enfer...

Je suis le Premier Point à partir duquel toute créature a été engendrée. Je suis le visage de Dieu dont le rayonnement ne peut s’affaiblir. La certitude et tous les biens sont la récompense de quiconque me reconnaît, alors que le feu de l’enfer et tous les maux attendent quiconque ne me reconnaît point...
Je jure par Dieu, l’Inimitable, l’Incomparable, le Vrai ! Telle est la seule raison pour laquelle Lui -le suprême Témoi-gnage de Dieu - m’a investi de signes évidents : afin que tout homme ait la possibilité de se soumettre à Sa cause.

Par la justice de celui qui est la Vérité absolue, si le voile était levé, tu contemplerais dans ce monde-ci tous les hommes, douloureusement tourmentés par le feu de la colère divine, un feu plus ardent et plus grand que celui de l'enfer, à l’exception de ceux qui ont cherché refuge à l’ombre de l’arbre de mon amour. Car ils sont, en vérité, les bienheureux...

Dieu m’en rend témoignage, je n’étais pas un homme de sciences, car j’ai été éduqué comme un marchand. En l’an 60, Dieu infusa dans mon âme les preuves évidentes et le puissant savoir qui sont la marque de celui qui est le Témoignage de Dieu - que la paix soit sur Lui ! - jusqu’à ce que finalement, cette année-là, je proclame la cause cachée de Dieu et dévoile Son Pilier bien protégé, d’une manière telle que personne ne pût la réfuter.

(Chronique de Nabìl p.299-300)  :  A son arrivée, le Báb vit que tous les sièges étaient occupés dans la salle, sauf celui qui était destiné au Valí-’ahd [le Prince Héritier]. Il salua l’assemblée et, sans la moindre hésitation, alla occuper cette place vacante. La majesté de son allure, l’expression de confiance qui se lisait sur son front et, surtout, l’esprit de puissance que rayonnait tout son être semblèrent avoir, pendant un moment, étouffé l’âme de ceux qu’il avait salués. Un silence profond et mystérieux les envahit soudain. Pas une seule âme, parmi cette éminente assemblée n’osa souffler mot.

Finalement, le silence qui les avait saisis fut rompu par le Nizámu'l-’ulamá’. “Pour qui vous prenez-vous ?”, demanda-t-il au Báb, “et quel est le message que vous avez apporté ?” “Je suis”, s’exclama trois fois le Báb, “je suis le Promis ! Je suis celui dont vous avez invoqué le nom pendant un millier d’années, celui à la mention de qui vous vous êtes levés, celui dont vous avez désiré l’avènement et celui, enfin, dont vous avez demandé à Dieu de hâter l’heure de la révélation.

En vérité je le dis, il incombe aux peuples de l’Orient comme à ceux de l’Occident d’obéir à ma parole et de prêter serment d’allégeance à ma personne ! ”
 

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