REFERENCE 117
(Ecrits du Bàb p.98-99 :
Extrait du Bayán persan, Váhid II, Chapitre 7)
Telle est la substance de ce chapitre : Ce qui est sous-entendu
par “jour de la résurrection” est le jour de l’apparition de l’Arbre
de réalité divine, mais il ne semble pas qu’un seul des disciples
de l’Islám Shí’ih ait compris le sens du jour de la résurrection
; ils ont plutôt imaginé quelque chose qui, pour Dieu, n’a
aucune réalité. Selon Dieu et selon l’usage de ceux qui sont
initiés aux mystères divins, ce que l’on entend par jour
de la résurrection, désigne l’époque commençant
avec l’apparition de celui qui est l’Arbre de réalité divine,
à quelque période et sous quelque nom que ce soit, jusqu’au
moment de Sa disparition.
Par exemple, depuis le début de la mission de Jésus – que la paix soit sur Lui ! – jusqu’au jour de Son ascension, ce fut la résurrection de Moïse. Durant cette période, en effet, la révélation de Dieu brilla par l’apparition de cette Réalité divine, qui récompensa par Sa parole quiconque croyait en Moïse, et punit par Sa parole celui qui ne croyait pas ; car ce qu’Il avait solennellement affirmé dans l’Évangile était le Témoignage de Dieu pour ce jour-là. Et, depuis le commencement de la révélation de l’Apôtre de Dieu – que les bénédictions divines soient sur Lui ! – jusqu’au jour de Son ascension, ce fut la résurrection de Jésus – que la paix soit sur Lui ! – dans laquelle l’Arbre de réalité divine apparut en la personne de Muhammad, récompensant par Sa parole quiconque croyait en Jésus, et punissant par Sa parole encore quiconque ne croyait pas en Lui. Et, depuis l’instant où apparut l’Arbre du Bayán jusqu’à ce qu’Il disparaisse, c’est la résurrection de l’Apôtre de Dieu, ainsi qu’il a été divinement prédit dans le Qur’án ; elle débuta lorsque deux heures et onze minutes se furent écoulées, la veille du 5° jour de Jamádíyu’l -Avval, 1260 Ap.H., qui est l’année 1270 de la déclaration de la mission de Muhammad. Ce fut le début du jour de la résurrection du Qur’án.
Le stade de perfection de toute chose est atteint lorsque se produit sa résurrection. La perfection de la religion de l’islám se termina au commencement de cette révélation ; et, depuis l’avènement de celle-ci jusqu’à son déclin, les fruits de l’Arbre de l’islám, quels qu’ils soient, deviendront apparents. La résurrection de Bayán surviendra au moment de l’apparition de celui que Dieu rendra manifeste. Car, aujourd’hui, le Bayán est au stade de graine : au début de la manifestation de celui que Dieu rendra manifeste, sa perfection ultime deviendra apparente.
(Chronique de Nabìl p. 235) : Dans l’un de ses écrits, révélé en l’an 60 après l’hégire, le Báb déclare ce qui suit : “L’esprit de prière qui anime mon âme est la conséquence directe d’un rêve que j’ai fait durant l’année précédant la déclaration de ma mission. Dans ma vision, je vis la tête de l’Imám Husayn, [le Seigneur des Martyrs], pendue à un arbre. Des gouttes de sang perlaient à profusion de sa gorge lacérée. Rempli de sentiments d’une joie inégalable, je m’approchais de cet arbre et, tendant mes bras, je recueillis quelques gouttes de ce sang sacré et les bus avec ferveur. Lorsque je sortis de mon rêve, je sentis que l’Esprit de Dieu avait pénétré en moi et pris possession de mon âme. Mon cœur débordait du bonheur de sa divine Présence et dans toute leur gloire les mystères de sa révélation se trouvaient résolus devant mes yeux.”
(Chronique de Nabìl p.299-300) : A son arrivée, le Báb vit que tous les sièges étaient occupés dans la salle, sauf celui qui était destiné au Valí-’ahd [le Prince Héritier]. Il salua l’assemblée et, sans la moindre hésitation, alla occuper cette place vacante. La majesté de son allure, l’expression de confiance qui se lisait sur son front et, surtout, l’esprit de puissance que rayonnait tout son être semblèrent avoir, pendant un moment, étouffé l’âme de ceux qu’il avait salués. Un silence profond et mystérieux les envahit soudain. Pas une seule âme, parmi cette éminente assemblée n’osa souffler mot.
Finalement, le silence qui les avait saisis fut rompu par le Nizámu'l-’ulamá’. “Pour qui vous prenez-vous ?”, demanda-t-il au Báb, “et quel est le message que vous avez apporté ?” “Je suis”, s’exclama trois fois le Báb, “je suis le Promis ! Je suis celui dont vous avez invoqué le nom pendant un millier d’années, celui à la mention de qui vous vous êtes levés, celui dont vous avez désiré l’avènement et celui, enfin, dont vous avez demandé à Dieu de hâter l’heure de la révélation.
En vérité je le dis, il incombe aux peuples
de l’Orient comme à ceux de l’Occident d’obéir à ma
parole et de prêter serment d’allégeance à ma personne
! ”
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