REFERENCE 132
(Apocalypse 12/1-6) : (1) Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. (2) Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement. (3) Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c’était un grand dragon rouge feu, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ces sept têtes sept diadèmes. (4) Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté. (5) Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. (6) Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin d’y être nourrie pendant mille deux cent soixante jours
(Leçons de Saint-Jean-d'Acre P 74-76) : On a aussi comparé la loi de Dieu à une superbe épouse qui apparaît revêtue des plus beaux ornements ainsi qu'il a été dit au chapitre XXI des révélations de saint Jean : "Et je vis la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu, ornée comme une épouse qui s'est parée pour son époux." Et l'on sait qu'au chapitre XII il est dit : "Il parut aussi un grand signe dans le ciel, une femme revêtue du soleil, avec la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles." Cette femme est cette épouse, la loi de Dieu, qui descendit du ciel sur Muhammad. Le soleil qu'elle avait sur elle et la lune qui était sous ses pieds sont les deux nations qui sont à l'ombre de cette loi, la Perse et l’Empire ottoman, car l'emblème de la Perse est le soleil, et celui de l’Empire ottoman la lune. Ainsi le soleil et la lune sont les emblèmes des deux royaumes qui sont à l'ombre de la loi de Dieu. Puis il est dit que sur sa tête est une couronne de douze étoiles. Ces douze étoiles sont les douze imams qui répandirent la loi divine de Muhammad, éduquèrent le peuple, et brillèrent comme des étoiles au ciel de la direction .
Ensuite il est dit : "Et elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et souffrant les douleurs de l'enfantement". C'est-à-dire que cette religion tomba dans les plus grandes difficultés et traversa des épreuves et des tourments, jusqu'à ce qu'elle produisît un rejeton parfait, soit la manifestation suivante, celle du Promis, qui est le rejeton parfait, et qui fut élevé dans les bras de cette religion qui lui tenait lieu de mère. Le rejeton dont il s'agit ici est le Báb, le Premier Point qui, en vérité, est né de la Loi de Muhammad. En d'autres termes la réalité sacrée, enfant et résultat de la loi de Dieu, sa mère, et qui est promis par cette loi, s'est réalisée dans le royaume de cette loi ; mais à cause de la cruauté du dragon, elle fut emportée auprès de Dieu. Après douze cent soixante ans, le dragon fut détruit, et l'enfant de la loi de Dieu, le Promis, se manifesta.
"Il parut aussi un autre signe dans le ciel : c'était un grand dragon roux qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Et la queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et elle les jeta sur la terre." Ces signes font allusion aux Omeyyades qui dominèrent la religion mahométane : sept têtes et sept diadèmes signifient sept régions et sept empires sur lesquels régnèrent les Omeyyades : l'empire romain autour de Damas, l'empire de Perse, l'empire d'Arabie, l'empire d'Égypte, l'empire d'Afrique (c'est-à-dire Tunis, l'Algérie et le Maroc), l'empire d'Andalousie (aujourd'hui l'Espagne), et l'empire des Turcs de Transoxanie ; sur tous ces pays régnaient les Omeyyades. Les dix cornes signifient les noms des souverains omeyyades qui, si on ne les répète pas, furent dix rois, dix noms de commandants et de chefs. Le premier est Abou-Sofian et le dernier Merwan : plusieurs d'entre eux portèrent le même nom ; ainsi il y eut deux Mo'awièh, trois Yezid, deux Walid et deux Merwan. Si l'on compte les noms sans les répéter, il y en a dix. [ Abou-Sofian, Mo’awièh, Yezid, Abdel-Málek, El-Walid, Solèymán, Omar, Háchèm, Ebráhim, et Merwan]. Les Omeyyades dont le premier fut Abou-Sofian, émir de La Mecque et chef de la dynastie, et le dernier Merwan, détruisirent le tiers du peuple saint et sacré de la pure lignée de Muhammad, brillante comme les étoiles des cieux.
"Puis le dragon s'arrêta devant la femme qui allait, accoucher afin de dévorer son enfant quand elle l'aurait mis au monde." Cette femme c'est la loi de Dieu, ainsi que nous l'avons vu. "S'arrêta devant elle", c'est-à-dire que le dragon se tint devant la femme qui allait accoucher pour dévorer son enfant, et cet enfant, c'était la manifestation promise, le rejeton de la loi de Muhammad. Les Omeyyades ont constamment cherché à s'emparer de ce Promis qui devait venir de la lignée de Muhammad et qu'on attendait pour le détruire ; car ils avaient la plus grande peur de l'apparition de la manifestation promise ; et chaque fois qu'ils rencontraient un descendant de Muhammad qui jouissait d'une grande considération, ils le tuaient.
"Or, elle mit au monde un fils qui devait gouverner toutes les nations avec un sceptre de fer." Ce fils glorieux, c'est la manifestation promise, née de la loi de Dieu et élevée dans les bras des enseignements divins. Le sceptre de fer est un symbole de puissance et de force ; ce n'est pas une épée. C'est-à-dire qu'avec la puissance et la force divines il sera le pasteur de toutes les nations de la terre. Ce fils, c'est le Báb.
"Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône." C'est une prophétie relative au Báb, qui monta au divin royaume, au trône de Dieu, au centre de l'empire de Dieu. Voyez combien tout cela est conforme à la réalité !
(Dieu passe près de nous
p.75-76) : Lui, le “Qá’im” (Celui qui s’élève)
promis aux shí’ahs, le “Mihdí” (Celui qui est guidé)
attendu par les Sunnís, le “Retour de Saint Jean Baptiste” espéré
par les Chrétiens, le “Úshídar-Máh”
auquel les écritures zoroastriennes font allusion, le “Retour d’Elie”
escompté par les Juifs, dont la Révélation devait
présenter “les signes et les preuves de tous les Prophètes”,
qui devait “manifester la perfection de Moïse, le rayonnement de Jésus
et la patience de Job”, Celui-là avait paru et proclamé sa
Cause, puis Il était mort glorieusement après d’impitoyables
persécutions. Le “Second Malheur” dont il est parlé dans
l’Apocalypse de Saint Jean l’Évangéliste était enfin
arrivé, et la premier des deux “Messagers”, dont l’apparition est
annoncée dans le Qur’án, avait été envoyé
sur Terre. La première “Sonnerie de Trompette” destinée à
frapper la terre d’extermination, comme l’annonce ce dernier Livre, avait
enfin retenti.
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